Prétendu report des élections : le gouvernement conteste les propos attribués à Joseph Kabila

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Joseph Kabila n’a pas annoncé le report des élections. Il en a pas les compétences», a rétorqué Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement.

Les élections en République démocratique du Congo pourraient être reportées, telle est l’affirmation de Rfi qu’elle a attribuée malheureusement au Président Joseph Kabila, qu’il aurait prononcé hier mardi lors d’un déplacement en Tanzanie.

« Les élections pourront se tenir cette année ou un autre jour ». C’est ce qu’aurait déclaré à la presse, en Swahili et en marge d’un voyage en Tanzanie, le Président Joseph Kabila. Avant d’ajouter que « tout dépendra des travaux du dialogue qui se poursuivent à Kinshasa ».

«Joseph Kabila n’a pas annoncé le report des élections. Il en a pas les compétences», a rétorqué Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement, qui pense que le Président congolais a dit aux journalistes tanzanien que le Congo a reporté les élections pour mieux les organiser.

En réalité et selon un confrère de la Rtnc qui a suivi les mêmes propos sur les antennes de la voix de l’Amérique à travers son service en Kiswahili, Joseph Kabila n’a pas annoncé ouvertement le report des élections. Il a dit que l’essentiel pour lui, c’est la tenue des élections apaisées que ça soit en décembre de cette année ou plus tard. Mais il veut qu’avant, pendant et après les élections, qu’il n’y ait pas de violences.

Il sied de souligner que la presse internationale qui nourrit une haine contre l’actuel Président de la République ne peut que multiplier des initiatives, dans l’objectif de monter la population et la pousser une fois de plus à poser des actes inconsidérés. Sinon, comment expliquer que pendant que le dialogue va bientôt accoucher d’un accord, que l’on attribue ces propos-là au président de la République !

Tous les observateurs de la scène nationale constateront que cette information est donnée pendant que le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement est en conclave. Logiquement que derrière cette information, on s’attend à une réaction du peuple.

Sinon, ceux qui suivent l’actualité au pays savent bien que Corneille Nangaa a convaincu les dialoguants de la nécessité d’organiser la Présidentielle et les législatives nationales provinciales dans un délai de 504 jours, à compter de la date de clôture de l’opération de révision du fichier électoral.

Et les efforts de rationalisation qui ont été menés pour construire une réalité calendaire exigent une perception dynamique du processus en évitant le fétichisme des dates qui parfois augmente non seulement la pression sur les acteurs, mais fait dévier les actes attendus de la trajectoire voulue.

L’Avenir