Il n’ya que les Fardc et la Monusco qui ont la capacité d’éradiquer le terrorisme à Beni, selon Julien Paluku.

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Le Gouverneur Julien Paluku, au terme des deux jours d’une campagne de sensibilisation sur les enjeux sécuritaires dans la ville de Beni, a assuré ce jeudi 20 octobre « qu’il n’y a que les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) et les casques bleus de Mission onusienne pour la stabilisation de la RDC (Monusco) que nous avons pour nous aider à éradiquer le terrorisme qui gangrène la région de Beni ».

L’autorité provinciale qui, deux jours, a attentivement écouté différentes couches sociopolitiques de la ville de Beni, s’est employée à décourager la communauté contre la philosophie selon les tatouages de jeunes appuyés par des amulettes et des gris-gris fétichistes rendent invulnérables contre toute arme des ADF.

« Le phénomène tatouage qui vient s’ajouter aux actes d’anthropophagies et de lynchages récemment décriés dans la région, constitue un danger pour toute la communauté Nande pourtant réputée pour son sens d’entreprenariat », a, en substances, conseillé le Gouverneur Julien Paluku avant de mettre en garde ses administrés de Beni-Lubero contre le risque du nivèlement vers le bas de tout un peuple.

Engagement unanime dans la sensibilisation.

Toutes les couches sociopolitiques consultées ce jour ont garanti leur détermination à s’impliquer dans la sensibilisation contre cette pratique de tatouage au vu des dangers qu’elle comporte à tous les niveaux.

Des délégués des confessions religieuses à la majorité présidentielle en passant par les délégués de jeunes, les associations féminines et le parlement d’enfants et tous ont fustigé l’initiative dangereuse de vouloir instituer un système d’autodéfense en lieu et place des instances ayant dans leurs attributions la sécurité des personnes et de leurs avoirs.

La sensibilisation par la voix des ondes, des campagnes en plein air ainsi que des séances spécialisées, constituent entre autres les actions envisagées par les uns et les autres afin d’étouffer dans l’œuf cette pratique dangereuse décriée à l’unisson.

Après Beni, Julien Paluku a mis le cap sur la ville de Butembo où, à peine arrivé, il a conféré avec toute la notabilité locale sur cette question d’autodéfense en gestation jugée préoccupante dans la sous-région.

ACP/Kambale/kms