Echos du Dialogue : Kamerhe favorable à un atterrissage en douceur de la transition

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Les travaux du dialogue, selon des échos qui nous parviennent de la cité de l'Union africaine, ont pris une vitesse de croisière. Un grand pas a été franchi. Les divergences majeures ont été aplanies - et il ne reste plus que la problématique du calendrier électoral pour laquelle il faudra trouver un compromis.

Depuis le 1er septembre, les acteurs politiques de la Majorité et de l'opposition ainsi que les délégués de la Société civile participent aux travaux du dialogue national que pilote le facilitateur de l'Union africaine, Edem Kodjo assisté de deux co-modérateurs Vital Kamerhe de l’opposition et Me Alexis Thambwe Mwamba représentant la Majorité présidentielle.

Un forum que toute la communauté nationale et même internationale a souhaité dès le départ pour aider la RDC à sortir de l'impasse politique dans laquelle elle se retrouve ce jour.

Les travaux du dialogue, selon des échos qui nous parviennent de la cité de l'Union africaine, ont pris une vitesse de croisière. Un grand pas a été franchi. Les divergences majeures ont été aplanies - et il ne reste plus que la problématique du calendrier électoral pour laquelle il faudra trouver un compromis. C'est cela qui fait l'objet des discussions dans les couloirs et qui fait naturellement problème.

Le président de la CENI, Corneille Nangaa qui a été invité à la plénière du dialogue le vendredi dernier pour déployer son programme par rapport à l'organisation des élections, il a déclaré que l'opération du fichier électoral et d'enrôlement allait se terminer le 31 juillet 2017.

Il lui fallait par contre 504 jours pour organiser les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales. Il a justifié ce délai par le fait qu'il fallait dans ce timing, commander les matériels et équipements électoraux en Europe et en Chine, les tester, le déployer dans les différents sites en provinces, recruter et former le personnel, et attendre également les quelques lois électorales que le Parlement devra adopter, etc.

Si nous voulons organiser des élections transparentes, apaisées et crédibles, il faut ces cinq cent jours qu'il faille lui accorder. Tout calcul fait, les élections ne pourront se tenir qu'en novembre 2018.

Une date que rejette Vital Kamerhe, chef de la délégation de l'opposition au dialogue et le juge plutôt trop lointaine. Il pense pour sa part qu'on pouvait convoquer les élections pour septembre ou novembre 2017. S'inspirant des élections passées, le président de l'UNC a dit qu'on a mis 180 jours pour organiser les élections en 2011 et il n'y a pas de raisons qu'on mette plus de 500 jours pour les prochaines élections.

La politique, c'est une science du possible. Il y a moyen si les acteurs politiques négocient bien, qu'on arrive à réduire le temps et ramener la date des élections avant la fin de l'année 2017. Il a pour ce faire, appelé la clase politique congolaise à travailler dans ce sens. Avant d'inviter les autres acteurs politiques qui sont dehors à les rejoindre à la cité de l'UA ou va décider l'avenir politique de notre pays.

Qu'attendre du conclave du Rassemblement ?

C'est dans ces entrefaites, que les dirigeants du Rassemblement ont convoqué leur conclave hier mardi 4 octobre à Limete. Où les G7 et la CENCO étaient invités. Qu'est-ce que le peuple congolais attend de ce forum? En tout cas beaucoup de choses.

Certains analystes avertis pensent même que le Rassemblement délivrera un message d'espoir à la fin de ses travaux. Celui certainement de se joindre aux délégués qui siègent à la cité de l'Union africaine.

Parce qu'après tout, personne n'a intérêt à voir le pays sombrer dans le chaos. Personne n'y gagnerait. Tous les Congolais qui ont la passion du Congo, ne peuvent qu'œuvrer pour le bien-être de son peuple. Le délégué de la CENCO au dialogue a même dit que la suspension de son Eglise au dialogue, ne signifie pas qu'elle le discréditait mais l'objectif était d'appuyer au contraire ce qui se fait au dialogue par les compatriotes qui y siègent encore.

Jean-Pierre Seke/L’Observateur